Pourquoi le RSMA fabrique un monument aux morts place de l’Ancien Marché?

Le RSMA a termine ce mardi la construction d'un monuments aux morts place de l'Ancien-Marché. Cet édifice rend hommage aux Mahorais tombés pour la France et doit accueillir les prochaines cérémonies officielles habituellement tenues en Petite Terre.

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Officiers, formateurs et jeunes s'affèrent aux finitions du monument en béton armé.

Si vous passez fréquemment à Mamoudzou place de l’Ancien Marché, vous vous êtes sûrement déjà demandé pourquoi des militaires y recouvraient de béton une armature métallique. Les travaux qui ont commencé discrètement en septembre dernier et qui se sont terminés ce mardi visent à installer au cœur de Mamoudzou un monument aux morts dédié aux 13 Mahorais tombés pour la France ces dernières décennies.

L’emplacement, central et visible, a été choisi pour son accessibilité

Autour de l’obélisque, des militaires en treillis côtoient des ouvriers. Tous sont du RSMA, certains sont des formateurs volontaires, recrutés pour leur expérience en maçonnerie par exemple, d’autres sont des stagiaires du SMA qui y apprennent leur futur métier. “C’est un chantier d’application” explique le chef de bataillon Alain Faltot, officier de communication du RSMA. La construction du monument aux morts est initiée par le colonel Jardin, la mairie de Mamoudzou et les Anciens Combattants qui ont leur siège à La Réunion. En effet actuellement, la plupart des cérémonies se déroule en Petite Terre, ici ce sera plus facile et accessible au plus grand nombre.”
Selon l’officier, “il y a un double objectif : rendre les choses plus faciles, mais aussi mettre en avant le savoir-faire des jeunes ainsi que leur savoir-être : attachement aux valeurs de la République, devoir de mémoire et sens du civisme”.

Pratique et économique

Il s’agit aussi pour le RSMA d’une vitrine pour “mettre en avant les métiers du bâtiment” auxquels la structure militaro-sociale forme des dizaines de jeunes chaque année et “mettre à l’honneur le contingent 2019 qui y a participé”. En tout, 12 jeunes ont travaillé sur ce projet, se relayant chaque jour par équipes de 5 ouvriers.

Alain Faltot, officier de communication du RSMA

L’objectif est aussi financier. En assurant les cérémonies officielles à Mamoudzou, le RSMA s’économise d’importantes dépenses de transports collectifs. Chaque commémoration en Petite Terre oblige à louer un car et à le faire barger, alors que les militaires de Petite Terre peuvent “barger à pieds” pour venir à Mamoudzou, indique le RSMA.

L’inauguration doit avoir lieu courant janvier 2020. La prochaine étape pour le monument sera l’installation d’une plaque commémorative réalisée par l’Onac, l’office national des anciens combattants, qui portera le nom des 13 Mahorais tombés pour la France. En dehors de la plaque, le monument est financé par la Ville de Mamoudzou.

Y.D.

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