On a testé pour vous : le sentier sous-marin d’Acoua

Sept bouées, des explications et une vie incroyable attendent le nageur curieux. Le sentier sous-marin de MtsangaFanou est une petite pépite pour aller à la découverte du lagon.

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Les bouées sont riches en enseignements

La marée était basse ce vendredi, quand nous avons essayé le sentier sous-marin d’Acoua, situé sur le tombant de la plage de M’TsangaFanou. Sur la plage, de nombreux piétons ramassent des coquillages, profitant de la basse-mer. Un peu plus loin, dans l’eau, une série de bouées blanches ne passe pas inaperçue. Le site, aménagé par le Parc Marin, a été inauguré il y a presque un an.

L’idée est simple, mais il fallait y penser : un parcours pédagogique, avec des informations sur ce qu’on peut voir de la surface en palmes-masque-tuba (PMT), sécurisé grâce à des mains-courantes qui permettent de se reposer à chaque bouée.

Un an plus tôt, un autre sentier avait été inauguré de l’autre côté de l’île, sur la réserve naturelle de l’îlot M”Bouzi. Pour la commune, le sentier d’Acoua avait un objectif principal « associer la jeunesse à l’éducation physique et sportive, à la protection de l’environnement, à la préservation de la biodiversité terrestre et marine est essentiel pour la pérennité de politiques publiques ».

Au delà des mots, à quoi ça ressemble ?

Disney ne nous avait pas tout dit sur Némo

En approchant de la première bouée, le ton est donné. Le site est d’une richesse incroyable, sans même avoir à plonger. En quelques secondes, nous apercevons une tortue verte qui roupille sous une patate de corail, et un banc de calamars qui détale à notre vue. Sans parler des multiples poissons et coraux variés, que nous ne connaissons pas outre-mesure. Le parcours va nous aider sur ce plan-là. C’est le but.

Au fil des bouées, on (re)découvre d’abord ce qu’est le corail : un animal, le polype, qui organisé en colonie laisse un squelette calcaire (le calice) qui forme le récif.

Une tortue imbriquée vient nous rendre visite avant de poursuivre son chemin

Plus loin une autre bouée nous informe que les “incontournables du récif”, poissons cochers, clowns ou anges qui batifolent en dessous de nous. Les bouées sensibilisent aussi à la fragilité des coraux, qu’ils soient durs, mous ou en forme de corne de cerf. Émerveillement devant le champ d’anémones, cet animal souvent pris à tort pour une plante aquatique, dont les multiples tentacules dansent au gré des courants. Au milieu de ceux-ci, quelques poissons-clowns jouent à cache-cache. Saviez-vous que ces derniers identifiaient leur anémone à l’odorat ? Le parcours nous a appris ce que le film Némo avait négligemment occulté.

Un corail-bulle accroché au récif

Un corail-bulle et quelques poissons chirurgiens viennent compléter ce tableau féerique et documenté. Clou du spectacle, une vieille tortue imbriquée à la carapace largement recouverte de concrétions remonte le long du tombant jusqu’à renifler notre caméra, sans s’en émouvoir plus que ça.
Il reste l’agréable impression d’avoir fait un bon choix de visite : la balade est accessible à tout nageur, ne nécessite pas de pratiquer l’apnée (mais descendre un peu peut être un plus par endroit) et réserve des apprentissages ou des rappels précieux que la vie de notre lagon. A découvrir sans hésiter.

Y.D.

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