Une nouvelle mission scientifique sur les séismes est lancée

Le Marion Dufresne débutera dès lundi 6 mai une mission scientifique au large de Mayotte. L’objectif sera de récupérer les six sismographes déployés en février dernier dans la zone.

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Le Marion Dufresne à Mayotte (archive)

Le Marion Dufresne est déjà en mer. Le navire océanographique de l’IFREMER et des TAAF a appareillé vendredi de La Réunion, son port d’attache, vers Mayotte pour une nouvelle mission scientifique sur les séismes. Le bateau devrait rejoindre les côtes du 101 e département dès lundi, le temps d’accoster au port de Longoni pour embarquer à son bord le matériel  et une partie des scientifiques de la mission, en provenance de l’Institut physique du globe de Paris, du BRGM et de l’IFREMER.

Dès lundi après-midi, le Marion Dufresne et son équipage se rendront à l’est de l’île, indique la préfecture de Mayotte.

Largage d’un sismomètre de fond de mer (OBS) en février dernier

« L’objectif de la mission sera de récupérer les six sismomètres fond de mer qui ont été déployés dans la zone en février dernier depuis le navire Ylang », précise le communiqué de la représentation de l’Etat à Mayotte.

«Il s’agira également d’acquérir des données de géophysique (bathymétrie, réflectivité, sismique très haute résolution) pour imager les fonds océaniques dans la zone où se produisent les séismes.

Les données des sondeurs multifaisceaux permettront de mettre en évidence d’éventuelles sorties de fluides ou de gaz. La composition de ces gaz et fluides sera mesurée et analysée en temps réel grâce à un instrument nommé Rosette.

Les données des six sismomètres fond de mer seront analysées par l’équipe scientifique pendant la mission pour préciser la zone active. Ces instruments ainsi que 8 autres micro-sismomètres seront à nouveau déployés au plus près de la zone des séismes pour les localiser très finement et comprendre leur origine.

Cette mission co-financée par le ministère de la Recherche via l’Institut national des Sciences de l’Univers, le ministère de la transition écologique et solidaire, l’IFREMER, le BRGM et l’IPGP, doit permettre de contribuer à une meilleure connaissance des mécanismes qui sont à l’origine de l’essaim de séisme qui impacte Mayotte. »

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