C’est la saison des brûlis et des communiqués de prévention

Comme tous les ans à la saison du printemps austral, les brûlis d’avant semis sont observés par une grande partie de la population impuissante. Comme tous les ans, les pouvoirs publics communiquent sans que les moyens coercitifs soient vraiment mis au service de la préservation de la forêt.

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Des efforts ont été faits en mutualisant les moyens humains notamment de gardiennage du Département et des services de l’Etat, mais ils sont encore insuffisants.

Le service des Ressources forestières du Département publie un communiqué (Communiqué-Halte aux feux de forêts à Mayotte) où sont également présents l’Office National des Forêts (ONF) et la DAAF, la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt, intitulé « Halte aux feux de forêts à Mayotte ! », souhaitant alerter « les habitants des risques et conséquences des feux pour la sécurité, la santé et l’environnement ».

« Nos forêts sont le lieu d’une biodiversité à conserver, mais elles protègent aussi notre ressource en eau, assurent la qualité de l’air, protègent et fixent les sols, notamment en zone de pente, fixent le dioxyde de carbone, et contribuent ainsi à la lutte contre le changement climatique. Le comportement citoyen de chacun reste la clef de la préservation de notre patrimoine forestier », indique le communiqué, en rappelant que « l’emploi du feu à usage agricole ou pastoral sur l’ensemble du territoire de Mayotte est désormais réglementé ».

Et souligne que « le fait de provoquer la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien par le feu ou le non-respect des règles de prudence ou sécurité constitue un délit réprimé par le code forestier et le code pénal ».

Des brûlis dévastateurs

Avec un rappel des consignes à respecter, mais qui ne correspondent pas vraiment aux habitudes locales : ne pas allumer de feu en forêt ni à moins de 200 m de la forêt, ne pas fumer en forêt, ne pas jeter de mégots par la vitre de la voiture, ne pas faire de grillade en forêt (ça tombe bien, elle se font sur les plages), éviter l’utilisation d’engins mécaniques en forêt* (à part le chombo, peu de risque), camper uniquement dans les lieux autorisés, sécurisés et protégés* (qui campe en forêt à Mayotte ?!), respecter toutes les consignes de sécurité en forêt, rester éloigné d’un feu de forêt.

Plein d’espoir, le communiqué indique qu’en cas de départ de feu, il faut « prévenir les pompiers, la gendarmerie ou la police en composant le 112, en précisant le lieu et si possible l’importance du sinistre ».

*Le conseil départemental nous fait savoir que « Saziley est une forêt sèche, où les bivouacs sont réguliers et les feux aussi. Nous y sommes passés en octobre, toute la pointe près de Mtsanga Moudou a été brûlée », et au sujet des engins mécaniques en forêt, « il y a de nombreux travaux d’infrastructures et d’habitations individuelles en bordure et sur des zones forestières privées »

1 COMMENTAIRE

  1. Des dégâts énormes sont causés chaque année par ces pratiques.
    Seulement, nous n’avons jamais entendu parler d’une seule sanction envers les contrevenants ?????

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