28.9 C
Dzaoudzi
mercredi 5 octobre 2022
AccueilEducationAvec Mikidache, 67 bénévoles relancent RESF Mayotte

Avec Mikidache, 67 bénévoles relancent RESF Mayotte

Relancée en mai, l'association locale du Réseau Education Sans Frontière fait peau neuve. Nouveau nom, nouveaux statuts, ses membres veulent fédérer autour de "la valeur enfant" loin des clivages communautaires

Cinq heures de réunion. Il n’en fallait pas moins aux bénévoles du réseau RESF, réseau éducation sans frontière, pour dresser leurs nouveaux statuts et préciser leurs actions à venir.
Premier changement, ces militants ne veulent plus s’occuper exclusivement des enfants étrangers, mais de tous les enfants de l’île, les difficultés dépassant la seule question de la nationalité. “Avec la crise sociale du début d’année, on s’est rendu compte qu’il manquait à Mayotte d’instances représentatives des droits de l’enfant, notamment sur le plan de la santé et de l’éducation” explique Lydia Barneoud, professeur d’anglais et vice-présidente de l’association RESF Île de Mayotte (RESFIM). Une association qui a l’issue des dernières assemblées générales devrait changer de nom pour gagner en cohésion et en visibilité. “On est majoritairement favorables à un changement de nom. Le principe est d’aider et de ne pas cristalliser les ressentiments, tout en disant qu’un enfant est un enfant. On est persuadés que rien ne se fera sans la population. Si on peut recentrer sur l’individu et la valeur enfant  qui est l’avenir, on a bon espoir que ça puisse créer de la cohésion.” A l’issue des premières réunions, 67 adhérents ont confirmé leur volonté de s’impliquer.

Mikidache, atout communication et président de l’association

Si le label RESF est connu et reconnu, la notion de “sans frontière” donne à Mayotte l’impression d’une action politisée. Tout ce que souhaite éviter l’association. “On ne peut pas accuser quelqu’un de faire de la politique quand il s’agit d’enfants” poursuit la responsable. Si le nouveau nom n’est pas encore arrêté, le futur-es RESFIM restera “à part entière dans le réseau. Mais notre association visera à aider tous les enfants” répète-t-elle.
Une figure mahoraise à la tête de l’asso

Autre image dont l’asso tient à se défaire, celle d’un regroupement de M’Zungus qui viennent et s’en vont sans s’impliquer sur le territoire. Un argumentaire qui ne tient plus depuis que l’enseignant et chanteur mahorais Mikidache a pris la présidence de l’association locale. “C’est notre atout” sourit l’enseignante.
Une figure publique et appréciée notamment chez les jeunes qui sera le fer de lance des actions à venir.
Lydia Barneoud, professeur d’anglais et vice-présidente de l’association RESF Île de Mayotte (RESFIM)

“Là on va travailler auprès des étudiants, car Parcoursup est une catastrophe. On a aussi des préoccupations comme l’absence de médecin scolaire, alors qu’il en faudrait quatre, ou la carte de bus qui passe de 10 à 55€. A la rentrée, on a prévu de profiter d’un concert le premier septembre avec Youssou N’Dour et Mikidache entre autres, pour lancer la campagne des droits de l’enfant qui sera clôturée dans la semaine du 20 novembre. L’idée c’est de ne pas faire juste deux actions au début et à la fin, mais d’occuper l’espace médiatique et marquer cette campagne par des avancées réelles. On fera notamment des interventions dans les classes pour informer les jeunes sur les questions de santé.”
D’une manière générale, les actions de l’association seront “cadrées par la convention des droits de l’enfant, avec tout ce que ça implique. Les droits sont listés et bien répertoriés” conclut la vice-présidente.
Y.D.

Comments are closed.

RESTONS EN CONTACT

Inscrivez-vous à la lettre d'information du JDM afin de garder en oeil sur l'actualité mahoraise

L'actualité

Un jeune, une solution, Macron, DEETS,Apprentis d'Auteuil, Mayotte

Les enjeux de la prévention de la délinquance s’invitent à l’inauguration...

139523
« Oui je vous mets la pression, et oui nous attendons des résultats », déclarait le vice-président du CD Madi Velou aux associations, lors de la présentation du plan national « Un jeune, une solution ». Il est astucieusement décliné par Apprentis d’Auteuil au sein du service de prévention spécialisée. Une insertion durable des jeunes est attendue
+26
°
C
+27°
+24°
Mamoudzou
Samedi, 04
Dimanche
+25° +24°
Lundi
+25° +24°
Mardi
+25° +24°
Mercredi
+25° +24°
Jeudi
+25° +24°
Vendredi
+25° +24°
Prévisions sur 7 jours

Départementales Sada : remaniements en vue au conseil départemental

139523
L’issue du scrutin a parlé : c’est donc le binôme Soula Saïd Souffou/Mariam Saïd Kalame qui intègre les bancs de l’assemblée départementale. Ce qui implique des réélections au menu du conseil départemental les jours prochains. Avec l’éventualité d’une refonte complète des vice-présidences, comme nous l’expliquons

Départementales partielles : Soula S. Souffou et Mariame S. Kalame élus avec 52,26% des voix

139523
Ils étaient en tête au premier tour, et ont creusé l’écart à l’issue du second : le binôme surprise Souffou/Kalame qui n’était pas présent sous cette configuration en 2021, est le nouveau duo d’élus qui intègre le conseil départemental.
Comores, Azali Assoumani

Comores : un ténor de l’opposition appelle à une désescalade politique

139523
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Départementale, Sada, Mayotte

Départementales partielles à Sada : Saïd Souffou-Mariam Kalame en tête

139523
Le 1er tour de l'élection partielle des conseillers départementaux du canton de Sada se tenait ce dimanche 25 septembre. Le canton est toujours scruté de prés pour être l'un des épicentres politiques locaux. Les élections...

Comité de suivi des Assises de la sécurité : « Tous les signaux sont au...

139523
A la demande du maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, le Comité de suivi des Assises de la sécurité et de la citoyenneté s’est tenu dans la matinée de ce jeudi 22 septembre à la mairie du chef-lieu. L’occasion d’écouter les doléances de la société civile au regard des épisodes de violences de ces dernières semaines.
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com