Le baobab malgache, espèce en danger

L’urbanisation inévitable sur cette petite île qu’est Mayotte, ne peut avoir d’autre impact direct que la menace des espèces végétales et animales. L’association Les Naturalistes s’en fait régulièrement l’écho et propose quelques solutions.

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Les espèces menacées, à Mayotte, on connaît. C’est une alerte permanente de Michel Charpentier, le président de l’association Les Naturalistes, qui répète qu’elles sont indispensables à l’équilibre et à la survie de la Planète. Leur dernière lettre de juin évoque notamment un baobab malgache en danger. C’est une des deux espèces de baobabs recensées à Mayotte, « il en reste que 6 ou 7 », constate-t-il.

Invité lors de la Journée mondiale des espèces menacées sur le plateau du JT de Mayotte la Première, il conseillait de placer des plants en pépinière, « pour sortir au moins de la liste des espèces en danger ».

Si l’on en croit l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (le plus grand réseau d’organisations environnementales au monde), chaque année ce ne sont pas moins de 20.000 espèces animales et végétales qui sont en danger de disparition imminente. Rien qu’au niveau européen et selon les chiffres de l’IUCN, 7,5 % des espèces marines et près de 40% des espèces de raies et de requins sont actuellement menacées.

La France, tous territoires métropolitain et d’outremer confondus, compte parmi les 10 pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées (environ 1.000 espèces).

Bébé dugong se fait attendre

Le Crabier blanc , une espèce endémique de
Mayotte, Madagascar, Europa et Aldabra.
Il est actuellement menacé d’extinction imminente (© Loïc Epelbouin)

Du côté du lagon, on sait que le dugong est en première ligne des espèces menacées, il ressemble d’ailleurs à l’Arlésienne tant les 5 à 10 espèces estimées se font rares à dénicher, « une femelle met bas tous les 7 ans », précise Michel Charpentier.

« Réduire son empreinte écologique en gérant sa consommation énergétique, en consommant raisonnablement, en limitant sa production de déchets et en les triant dans la mesure du possible, est un bon moyen d’y contribuer ».

Elle aussi est grignotée par les aménagements urbains : la mangrove sera l’objet du prochain café des Naturalistes, vendredi 8 juin à 18h. « Mangrove, une forêt dans la mer », C’est le titre de l’ouvrage réalisé par plusieurs chercheurs du CNRS de Toulouse, dont François Fromard et Emma Michaud qui présenteront cette conférence. Il vient d’être publié aux éditions du Cherche Midi et CNRS. François Fromard connait bien les mangroves de Mayotte. Il est notamment à l’origine du projet de recherche à Malamani pour expérimenter la capacité épuratoire de la mangrove sur les eaux usées.

Enfin, les petits Naturalistes ont droit à leur 1ère Lettre, où petits et grands apprendront à différencier l’alimentation des oiseaux en fonction de la forme te de la taille de leur bec ou sauront discerner dans leur herbier, les feuilles palmées des lobées.

La 7ème édition de la Fête de la Nature aura lieu les 22 et 23 juin au parc Mpweka Dinga de Passamainty, sur le thème mystérieux de « l’invisible ».

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