Mesures pour Mayotte : un référendum pourrait être organisé courant mai

Le collectif et l'intersyndicale réfléchissent "activement" à l'organisation d'un référendum à destination des Mahorais sur les mesures à adopter pour Mayotte. Le vote pourrait être organisé dans le courant du mois de mai.

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Salim Nahouda, le leader de la CGT Ma, l’avait évoqué en fin de semaine dernière auprès de nos confrères de Mayotte la Première. Le collectif et l’intersyndicale réfléchissent à l’organisation d’un référendum concernant les mesures à mettre en place pour Mayotte.
“Le travail mené par les missionnaires n’est pas allé dans le sens que nous voulions, explique Salim Nahouda. Les réponses données ne sont pas à la hauteur de ce que la population attend.”
Si aucune date n’est encore arrêtée, ce référendum pourrait être organisé “dans deux semaines” selon le CGTiste qui espère ainsi faire coïncider la consultation populaire avec la venue de la ministre Annick Girardin. “Une manière de montrer qu’à Mayotte on ne laisse pas tout faire, nos ancêtres se sont battus” explique-t-il.
La question qui pourrait être posée n’est pas arrêtée non plus, et pourrait même être multiple. “Il y aura plusieurs questions et des explications sur la politique du gouvernement dans notre département, sur la sécurité, le développement et l’immigration.”

Un rassemblement ce mardi à Bouéni

La ministre pourrait être accueillie par l’organisation d’un référendum en mai

“L’enjeu est de savoir s’il y a adhésion de la population sur les 101 mesures que nous avons proposées, poursuit-il. Sur l’immigration clandestine et l’insécurité, est-ce que les actions sont suffisantes ?”
Cette annonce va de pair avec celle d’un rassemblement ce mardi 1er mai à Bouéni, organisé par le Collectif des citoyens de Mayotte. Une suite “au mouvement lancé il y a maintenant plus de deux mois. Il s’agit de dire qu’on n’est pas d’accord avec la politique menée. Le but est de sensibiliser la population et d’alerter les Mahorais sur la politique de Paris contre notre statut”. Une référence à l’évocation d’une communauté d’archipel des Comores. “On a commencé avec un mouvement sur l’insécurité et on se retrouve avec un problème statutaire” conclut le syndicaliste.

Y.D.