Presse: Un secrétaire d’Etat embarrassé par Mayotte, une crise politique toujours plus vive aux Comores

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REVUE DE PRESSE. «Quand Gilbert Annette embarrasse André Vallini»… il est question de Mayotte. Fraîchement nommé secrétaire d’État chargé du développement et de la francophonie, André Vallini est chargé de représenter La Réunion, et donc la France, au 31e Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI) qui se tient ce vendredi à Saint-Denis. Mais avant de participer à cette grande conférence, il a tenu à effectuer deux petites visites dans le nord de l’île… qu’il a peut-être regrettée.

JIR 26 2 16Arrivé à l’agence Française de Développement (l’AFD) à Sainte-Clotilde, le maire de Saint-Denis lui a très directement demandé «quelle solution la France envisageait pour aider les Comoriens qui risquaient leur vie chaque année, à bord de kwassa kwassa pour gagner Mayotte», raconte le Journal de l’Île.

«Régulièrement, des dizaines de personnes désespérées, femmes et enfants compris, périssent en mer à bord de ces canots, a-t-il insisté. C’est un drame qui ne réussit pas encore à émouvoir la France, alors que c’est à la portée du pays. Nous sommes des voisins passifs, donc complices de ce qu’il se passe », a fait valoir Gulbert Annette.

«D’abord surpris, puis quelque peu agacé, André Vallini a voulu riposter en abattant la carte des réfugiés qui préoccupent déjà la France, mais Gilbert Annette ne lui a même pas laissé le temps de finir sa phrase: ‘Ce drame se joue depuis bien plus longtemps dans l’océan Indien et concerne une population bien moins importante. Je sais que ce n’est pas facile, mais il faut se mettre autour d’une table pour penser au problème. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents’». Le préfet de La Réunion a volé finalement au secours de secrétaire d’Etat, d’une drôle de façon, en rappelant que la France « améliore déjà la santé aux Comores »…

Contestations électorales toujours plus importantes

Le communiqué du ministère de l'Intérieur comorien diffusé ce vendredi 26 février
Le communiqué du ministère de l’Intérieur comorien diffusé ce vendredi 26 février

Aux Comores, un communiqué du ministère de l’Intérieur annonce le début d’un véritable bras de fer politique dont il est bien difficile de connaître l’issue.
Al Watwan, l’organe qui relaie fidèle la communication officielle, a diffusé ce communiqué ce vendredi matin. Le ministère s’y «félicite du bon déroulement des opérations électorales de ce dimanche 21 février».

«Néanmoins, le ministère en charge des élections rejette vigoureusement les mensonges et les allégations publiés ce vendredi 26 février dans le journal Al-fajr portant sur des imaginaires ‘falsifications et échange de logiciel des résultats électoraux», indique le communiqué. «Dans ce contexte, le Ministère lance un appel à tous les candidats (pur qu’ils respectent) la réglementation électorale en vigueur». Le communiqué conclut en rappelant des recours peuvent être déposés auprès du juge en charge du contentieux électoral.

Al watwan, dans son édition du jour, rappelait que la crise politique prend une ampleur particulière, avec «19 candidats demandent un recomptage des voix» alors que la date du second tour est, à l’heure axtuelle, maintenue pour le dimanche 10 avril.

Al Watwan 26 2 16Qui sont les qualifiés ?

De son côté, la Gazette des Comores explique que la contestation des chiffres concerne deux acteurs politiques qui sont loin d’être anodins: Fahmi Said Ibrahim (Juwa) arrivé en 4e position mais aussi Azali Assoumani (CRC) qui est 3e et donc qualifié pour le 2nd tour du scrutin.
Selon La Gazette des Comores , «les deux candidats crient à la mascarade électorale».

«Azali Assoumani qui selon les estimations de son parti devrait occuper la première place, a été relégué en troisième position avec 14,96% des voix. Fahmi Said Ibrahim du Juwa arrive lui en quatrième position avec 14,45% alors qu’il figurait dans le trio de tête, selon les estimations de son QG. Les deux partis rejettent les résultats de la Ceni et crient à la fraude.»

La Gazette indique que «dans ses démarches, la CRC compte interpeller la Cour constitutionnelle. ‘Nous n’accepterons pas qu’une poignée de personnes sème le trouble dans notre pays. Nous appelons la Cour constitutionnelle à prendre ses responsabilités’, indique un responsable du parti.

Des généraux comme s’il en pleuvait

Enfin, un plus léger, La Tribune de Madagascar se moque d’une «tradition» du pays qui veut qu’on «distribue des étoiles à peu près comme les primes» aux colonels et généraux du pays. «Encore une pluie d’étoile», ironise le journal en expliquant que «le dernier conseil des ministres a encore promu au grande de Général de brigade une dizaine d’officiers, militaires et gendarmes».
Et le journal de poiursuivre: «Quels sont les critères qui justifient l’élévation au titre de général chez nous? Mystère. A ce rythme, il y aura autant de généraux et colonels que des hommes des troupes à moins que ce ne soit pas déjà le cas!»

RR
www.lejournaldemayotte.com

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