Dérives à la direction sociale du conseil général : J. Martial Henry veut déposer plainte

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Pour l’élu de Mamoudzou, 2e vice-président du conseil général en charge du social que nous avons joint au téléphone, la coupe est pleine. Un homme freine l’action sociale du département et les derniers évènements liés au meurtre de Combani le poussent à agir en justice comme l’annoncent nos confrères de Kwezi.

Jacques-Martial Henry
Jacques-Martial Henry

Plusieurs faits étayent la plainte que Jacques Martial Henry annonce déposer contre X, mais qui vise clairement Mohamed El Amine, son directeur général adjoint (DGA) en charge de la solidarité et du développement social.

L’utilisation du fonds d’aide social d’urgence pour le logement (FASUL) tout d’abord : « chaque année le conseil général verse 800.000 euros pour ce fonds d’aide à l’habitat indigne pour les personnes en difficulté, mais malgré de multiples demandes au DGA, je n’ai jamais eu de preuves que des démarches aient été engagées », explique Jacques-Martial Henry au JDM.

Plus grave, alors que le conseil général doit remplir des obligations sociales dont il a la compétence, les procédures ne semblent pas respectées. La commission départementale paritaire composée de trois représentants des familles d’accueil, de deux élus dont J.Martial Henry et de la directrice de l’aide sociale à l’enfance, doit statuer pour agréer les familles d’accueil. « Il faut auparavant une évaluation des conditions matérielles et morales de ces familles qui doivent respecter plusieurs critères, dont la maîtrise du français. Cela n’a jamais été fait ! »

La directrice de l’ASE mise à pied

Mohamed El Amine
Mohamed El Amine

Deux faits récents ont incité l’élu à agir. Le premier concerne la directrice de l’ASE, Cristel Thouron : « le DGA l’a mise à pied ce qui signifie qu’elle est mise en demeure de quitter son lieu de travail. Mais aucun élément solide ne vient étayer cette injonction, alors qu’elle fait un bon travail ». Une explication possible de sa mise à pied…

Le meurtre de Combani, « c’est la goutte d’eau ! », lance Jacques Martial Henry. Comme l’avait annoncé le procureur Garrigue, les 7 enfants qui ont vécu ce drame familial où leur mère a été blessée et leur grand-mère tuée, devaient être placés en urgence à l’ASE. « Mais le DGA voulait les déplacer vers des familles qu’il avait choisies ». Un abus de pouvoir nuisible à la condition des enfants : « ils ont besoin d’être entouré après avoir vécu un crime. »

Une réaction in extremis à deux semaines des élections, alors que Jacques-Martial Henry ne peut se représenter : « j’avais envoyé il y a encore deux mois au DGA plusieurs courriers, tous restés sans réponse. C’est l’affaire de Combani qui m’a décidé à agir ».

L’action en justice n’est pas encore initiée, « je dois voir le DGS Salinière lundi, pour déposer plainte au pénal dans la foulée ».

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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