« Le GRETA renaît de ses cendres »

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Une vitalité retrouvée pour le GRETA, c’est en tout cas l’annonce déterminée d’Alain Berna, qui le préside. Les difficultés sont encore nombreuses mais l’espoir vient de la volonté commune.

Une partie des partenaires du GRETA
Une partie des partenaires du GRETA

Les Greta sont les structures de l’Education nationale qui organisent des formations pour adultes dans la plupart des métiers. On peut aussi bien y préparer un diplôme du CAP, de BTS, que suivre un simple module de formation. Pour les autres niveaux, ce sont les services de formation continue des universités ou du CNAM qui sont compétents.

S’ils fêtent leurs 40 ans en métropole, le GRETA de Mayotte arbore ses 30 ans plus modestement. Car tout n’est pas rose. La structure traine encore les boulets des précédentes gestion.

Son président, Alain Berna, qui est aussi traditionnellement le proviseur du lycée polyvalent de Kawéni, ne manque heureusement pas de volonté : « 2014 fut une année mouvementée, critique même, qui nous a amenés à effectuer des choix lourds. Le GRETA comme le Phoenix, renaît de ses cendres pour reprendre sa place au sein de la formation continue ».

Un discours tenu lors de la présentation de ses vœux à ses partenaires, également financeurs des formations qui y sont dispensés. Ils s’appellent notamment vice-rectorat, collectivités, OPCALIA, Douanes, BSMA, Pôle emploi, entreprises, ou même de simples privés qui souhaiteraient acquérir une formation à leur frais.

Site internet

David Bredel
David Bredel

Le GRETA ne touche aucune subvention, et le chiffre d’affaire, annoncé sur les 10 dernières années, symptôme des difficultés vécues, n’est que de 800 000 euros.

Ces difficultés ne peuvent remettre en cause l’existence même de la structure selon le président, « bien que vieillissant et poussiéreux, sa longévité est une preuve de son efficacité », et sa place parmi les organismes de formation professionnelle, « comme seul garant de la notion de service public et de neutralité ». Décision a même été prise de viser haut en tachant de décrocher le label GRETA+.

Sa triple ambition de complémentarité de l’Education nationale, d’évolution grâce aux nouvelles technologies et de réponse adaptée aux besoins des entreprises a séduit une trentaine d’établissements, membres du GRETA de Mayotte.

Des objectifs traduits en actes par David Bredel, directeur du GRETA, qui détaillait sa démarche qualité, « par la création d’un site internet et d’une messagerie pour fluidifier l’accès à l’information », mais aussi par un accompagnement personnalisé de l’adulte et son suivi.

Tous au GRETA

Alain Berna, président du GRETA
Alain Berna, président du GRETA

La mise en place pour Pôle emploi d’une formation grâce au plateau technique du lycée de Kawéni, l’accompagnement des CAP en Validation des acquis de l’expérience pour passer au BTS, ou encore la préparation au diplôme d’apprentissage de la langue française, ses prestations sont multiples.

Outre la restructuration en cours, et la volonté de décrocher le GRETA+, c’est une politique de gain de parts de marché qui est poursuivie, « pour que tous les établissements mahorais adhèrent au GRETA », d’accompagnement des politiques publiques d’insertion et enfin de peaufiner le réseau de vacataires de l’Education nationale, « 60 sont intervenus en 2014 », et de permanents.

« C’est la structure qui permet à quiconque de bifurquer pendant sa vie active, mais qui permet aussi de récupérer des personnes qui n’ont pas eu l’opportunité d’une formation initiale », résumera Nathalie Costantini, la vice-recteur.

L’apprentissage, un domaine que chérit Alain Berna, jusqu’à citer le marquis de Condorcet sur l’instruction qui doit « assurer aux hommes, dans tous les âges de la vie, la facilité de conserver leurs connaissances et d’en acquérir de nouvelles ».

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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