Investigations complémentaires pour Karki

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Le président Ferrière

Le premier président de la Cour d’appel de Saint Denis a décidé de poursuivre les investigations sur les propos que le juge d’instruction mahorais Hakim Karki aurait tenus.

Le président Ferrière
Le président Ferrière

Convoqué lundi chez le premier président de la cour d’appel, le juge d’instruction de Mamoudzou Hakim Karki risque de très lourdes sanctions disciplinaires si une procédure était ouverte à son encontre et si elle allait à son terme. A l’heure actuelle, les investigations se poursuivent.
«On ne sait pas qui sera interrogé, ni quand il sera de nouveau convoqué», indique au JDM, Emmanuel Poinas, secrétaire national de FO-Magistrats descendu de Paris pour assister Hakim Karki.

Par contre, le premier président Ferrière a précisé la réalité la convocation, « en nous expliquant que ce n’était pas une procédure disciplinaire. Il n’a pas autorisé le magistrat à être assisté de son avocat ». Ce que les conseils de Hakim Karki ont tenté de contester en évoquant l’affaire Prévost-Desprez, « la juge avait été assistée d’un conseiller syndical et de son avocat ».

Le juge Karki nie en bloc

Tout au long de l’audition de 3 heures lundi après-midi, Hakim Karki a nié en bloc les propos qu’on lui prête. Le fonds de l’affaire est une rétrocession à son propriétaire de lingots d’or interceptés par la douane et à laquelle Hakim Karki se serait opposé. Selon nos confrères du Journal de l’Ile de la Réunion (JIR), le juge Karki aurait lancé que les magistrats de Saint-Denis «étaient corrompus et que la société minière et son avocat les aurait ‘achetés’». «Des accusations totalement réfutées par le juge Karki», a indiqué Emmanuel Poinas.

Selon le JIR, on reproche également au juge d’instruction d’avoir «exhibé sa fiche de paie» devant le prévenu de l’affaire des lingots en disant ; ‘vous savez combien je gagne ? Vous n’êtes pas prêt de récupérer votre or’.»
Enfin, il aurait également tenu des propos ironiques devant l’homme qui venait d’effectuer 79 jours de détention. Il lui aurait expliqué «qu’il n’avait pas pu examiner sa demande de mise en liberté car il se trouvait en vacances en Afrique du Sud». Le magistrat conteste l’intégralité de ces propos.

Emmanuel Poinas est plutôt remonté : « comment peut-on convoquer un juge assermenté, lui faire perdre 3 jours de travail seulement pour lui indiquer un complément d’enquête à son encontre!» Les deux hommes espèrent éviter la procédure disciplinaire.

Le Journal de Mayotte avec le JIR

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