Les urgentistes apprivoisent l’hélico

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Plusieurs urgentistes du CHM ont effectué des hélitreuillages en fin de semaine dernière avec la section aérienne de la gendarmerie. Un exercice pour les préparer aux interventions médicales qui passent par les airs.


La vidéo réalisée par le Capitaine Milliasseau lors de l’exercice

Voici un cours auquel ces infirmiers et médecins du centre hospitalier de Mayotte n’étaient pas habitués. Loin des actes médicaux, il s’agissait pour eux de se familiariser aux interventions par hélicoptère dans les zones reculées du département. Jeudi dernier, 24 avril, ils se sont donc présentés à la section aérienne de la gendarmerie pour effectuer un exercice d’hélitreuillage.

Les urgentistes et leurs formateurs de la gendarmerie
Les urgentistes et leurs formateurs de la gendarmerie

«C’est un entraînement classique et régulier qui permet aux personnels médicaux de connaître les procédures et les bons gestes pour arriver sur un site en sécurité», explique le Capitaine de gendarmerie Milliasseau qui a réalisé une vidéo de cette journée (voir ci-dessus).
L’hélicoptère de la gendarmerie est régulièrement utilisé à Mayotte, comme nous en rendons compte sur notre site, pour gagner du temps lorsque l’état vital d’une personne est engagé, lors d’une chute de 30 mètres d’un cocotier début février par exemple. Il permet aussi aux équipes de secours d’accéder à des sites isolés ou escarpés, en forêt comme sur un îlot.

Présentation de la péguilhem, le "brancard des airs"
Présentation de la péguilhem, le “brancard des airs”

Les hélitreuillages peuvent également avoir lieu sur des bateaux. La dernière intervention en date était d’ailleurs sur une embarcation de la brigade nautique de la gendarmerie. Il s’agissait de porter secours à une femme qui avait accouché sur un «kwassa sanitaire». Le médecin et l’infirmier avaient été déposé sur le navire intercepteur pour stabiliser la maman en détresse et son enfant.

«Monter et descendre d’un hélicoptère en vol, ça ne s’improvise pas», précise-t-on du côté de la gendarmerie. Il faut connaître les méthodes de coordination entre le pilote, le mécanicien et l’équipe médicale, mais aussi savoir utiliser les matériels qui permettent d’assurer ces missions, aussi bien le harnais que la péguilhem, cette coque de transport des victimes.

Après la théorie, les soignants sont passés à la pratique avec un exercice de terrain. Les médecins et infirmiers ont été successivement hélitreuillés à bord de l’appareil effectuant à plusieurs reprises des montées et descentes de l’appareil en vol stationnaire.

Hélitreuillage : la pratique
Hélitreuillage : la pratique (Crédits photo : Gendarmerie, Fabien Milliasseau)

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