Commercer sans électricité nuit gravement à la santé

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Mikidadi à droite interpellait Olivier Flambard EDM, face à plusieurs élus...

Deux créateurs d’une entreprise mahoraise ne savent plus comment se faire entendre : ils ont choisi de créer une entreprise loin de la « mégapole » Mamoudzou, prés de Sada. Mais après avoir remué le ciel et la terre d’EDM, du conseil général et du maire de Sada, ils n’ont toujours pas d’électricité !

Mikidadi à droite interpellait Olivier Flambard EDM, face à plusieurs élus...
Mikidadi à droite interpellait Olivier Flambard EDM, face à plusieurs élus…

A l’heure où une partie de Mayotte parle stratégie numérique et vitesse de connexion, des zones restent encore dans l’ombre, en l’absence de raccordement au réseau électrique. C’est le cas d’une petite entreprise de Tahiti Plage, prés de Sada, Auto Service dirigée par Saroirdine Mikidadi et Laidine Ahamada.

Ceux qui ont assisté en juin cette année à la remise des concours Talents de la Boutique de gestion se souviendront de ces deux jeunes qui, lauréats dans leur catégorie, avaient interpellé Olivier Flambard, directeur général de Électricité de Mayotte (EDM) : « ça ira mieux quand on aura l’électricité ! ». Ce dernier avait assuré relever le défi, mais plusieurs mois après, le dossier s’enlise.

« Ce n’est finalement pas du ressort d’EDM » nous glisse Mikidadi. En effet, Olivier Flambard indique que, « les entrepreneurs s’étant installés dans un quartier non électrifié, il faut créer un réseau basse tension », domaine du conseil général. Mikidadi s’est alors tourné vers Nomani Ousseni, le conseiller général de Sada : « il m’a assuré que des travaux allaient être faits en englobant notre entreprise dans la zone de Tahiti plage. Mais nous sommes début décembre et rien n’est commencé ! »

Or, sa situation isolée au sud-ouest est aussi un atout que fait valoir l’entreprise : « nous sommes très sollicités, le carnet de commandes est plein. Mais je n’ose pas recruter sans savoir si l’exploitation peut suivre ! » Nous n’avons pu joindre Nomani Ousseni que l’on dit en déplacement à Majunga, ni le maire de Sada, Hamada Binali.

Deux entrepreneurs qui aimeraient arrêter de faire de l’économie de bouts de chandelle…

Anne Perzo-Lafond

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